lundi 24 octobre 2016

Le coeur gros : mon chien est mort

 
Un mois, 1 mois que Darwin est décédé. Je n'ai pas souhaité en parler sur un billet rien qu'à lui jusqu'à présent. Peut-être par pudeur, par respect mais surtout parce qu'en parler ça fait encore mal. J'ai souhaité faire une partie de mon deuil loin du blog et revenir une fois psychologiquement prête. Darwin est la STAR du blog, ma petite étoile qui me donne un certain nombre de lecteur que je n'aurai jamais eu en tant que blog maman ou running ... Ma muse en photographie, moi qui avait démarré la photo autour des animaux et du paysage en souhaitant faire du reportage, il était toujours près de moi. Quand j'ai pris un virage en photo pour faire du mariage ou du portrait, Monsieur s'était imposé en prenant place sur le fond photo, poussant mes modèles ... ainsi est née la photographie de l'animal de compagnie dans mon petit studio montable et Darwin en fut la Mascotte.

Mon "toutou" s'est éteint le samedi 24 septembre au soir. Nous étions de sortie ce soir-là, en rentrant j'ai trouvé une atmosphère froide, relativement calme et il y avait cette odeur...
Mon petit gars s'est endormi dans un coin où l'on ne pouvait le voir en rentrant à la maison.

C'est un décès que j'attendais. Je remarquais l'état de Darwin se dégrader de jour en jour depuis le déménagement. D'une part avec ses crises d'épilepsie apparues si soudainement, je n'arrêtais pas de demander s'il y avait AVC ou autre que je n'avais pas vu et d'autre part, son arthrose devenue paralysante suite à ses crises d'épilepsie.

Je suis allée plusieurs fois voir la vétérinaire, inquiète, elle m'a toujours rassuré me disant que c'était des crises d'épilepsie. J'étais tellement intriguée que je me demandais s'il fallait faire passer des tests, des prises de sang ... mais nous avions le CRISAX* 
Vous allez peut-être penser que je rejette la faute sur la vétérinaire mais je pense que je suis la coupable, me disant que j'aurai du aller voir un autre, pour demander des examens ou qu'avais-je bien pu faire pour qu'il devienne ainsi tout d'un coup. J'essaie de me dire que les choses sont faites et que je ne reviendrai pas en arrière. La culpabilité est toujours là.

C'est d'abord avec soulagement que j'ai découvert son cadavre, me disant qu'à présent la souffrance était terminée pour lui et qu'il est enfin en paix.
Mais il fallait que je le touche, cette dernière caresse, je me suis effondrée. Il est parti tout seul, sans moi à ses côtés, je ne sais pas s'il a souffert, je n'ai pas eu le temps de lui faire une dernière caresse, de le rassurer ou de lui dire au revoir.

L'après-midi, étrangement, même s'il souffrait, je l'entendais couiner en descendant les escaliers, il m'avait réclamé un bain. Oui, Darwin adorait patauger et c'était un régal lorsque l'on partait à la plage autrefois.

Des animaux de compagnie, j'en ai eu beaucoup, j'ai même eu un chat qui a vécu jusqu'à 20-21 ans, que j'ai connu jusqu'à mes 19 ans, Moustique, des rats, des hamsters, d'autres chats ... j'ai eu de la peine en les perdant mais pas autant que cette fois-ci. 

Face à lui, j'essayais de me dire que ce n'était qu'un chien, pourquoi avais-je autant de chagrin  pour une bête ? Mais les larmes coulent toute seule. J'avais un réel amour pour Darwin, il était comme un membre de la famille, totalement intégré à notre foyer. Présent avant les enfants, me suivant dans mes voyages même en Martinique pendant 2 ans.

Je suis restée quelques heures avec lui pour lui dire adieu, dans cette atmosphère trop calme. Léon près de nous ... L'enveloppant ensuite dans sa polaire puis le mettant dans le garage afin que mon mari et mes fils ne le voient pas au petit matin. 

Darwin était un chien relativement bruyant. Ceux qui ont eu l'honneur de le rencontrer savent qu'il ronfle comme s'il sciait un arbre lorsqu'il dormait et lorsqu'il était réveillé ce sont des bruits "organiques", comme le dit si bien mon père, qu'il faisait constamment, à renifler quelque part ou juste pour attirer l'attention.

Et maintenant, c'est un silence ...

Je me rends compte que nous n'aurons plus nos petits rituels : les rations de croquettes, les bains, les massages et nos balades.

Nos balades, même souffrant et boitant, un chien toujours volontaire, prêt à marcher quelques kilomètres que ce soit en ville, en montagne ou à plage. Ces kilomètres je les ai réduits ces dernières semaines et parfois même il fallait le porter pour finir la promenade, mais c'était la truffe haute qu'il se laissait faire.

Les moments où je me calais sur mon canapé et où monsieur venait se lover contre moi sous la polaire, me donnant l'excuse de ne plus y bouger pour ne pas l'embêter.  C'est ronflant de plus en plus fort, nous forçant à augmenter le volume de la télévision ou de lui faire "chuuuut" lorsque l'on voulait faire une sieste. Il y avait aussi les petits pets sournois, discrets mais bien odorants qui nous faisaient fuir. Il nous regardait d'un air - mais pourquoi vous êtes partis, je ne faisais que partager mon amour.

Ce qui me manque et ce qui manquait ce soir-là, fut le moment des retrouvailles. Toujours près de la porte, assis, patte levée en attendant que je finisse de ranger mes courses, de m'occuper des enfants, qui à mon "bonjour" courait vers moi pour avoir sa caresse et son bisou. C'est le plus marquant tout ce mois, à le chercher du regard à chaque retour ...

Il n'était peut-être pas le chien le plus intelligent au monde, mais j'ai vu un chien progresser à une allure rapide. J'admets que le Dieu du Dé de Dinde y était pour quelque chose, rien que pour lui, Darwin exécutait des tours, comme notre dernier en date le "cache", doublant même Léon sur les petits parcours dans le jardin et en faisant toujours plus, histoire d'en avoir plus.
Dès qu'il me voyait sortir le réflex, il courait pour se mettre devant, adoptant sa pose, c'est-à-dire assis de profil, tournant ou pas la tête vers moi.

Le lendemain de son décès, après une nuit sans sommeil et les yeux bouffis, j'ai déposé Darwin chez le vétérinaire de garde. Il a désactivé sa puce et m'a préparé la facture pour l'incinération et je suis retournée dans ma voiture. J'ai eu la sensation de le perdre définitivement à ce moment là. La nouvelle étape douloureuse fut de récupérer ses cendres.

Les jours passent, ça fait moins mal mais la peine est encore là.

Mon chien n'aura vécu que 8 années mais j'espère lui avoir apporté 8 années de bonheur car lui c'est ce qu'il a fait. J'ai eu des moments de franches rigolades avec lui, il a su me faire honte aussi ... en soirée sex-toys par exemple, où nous étions toutes en cercle et lui s'est mis au milieu pour faire son déhanché "tac-tac" sur sa peluche. Il m'a fait peur plusieurs fois, j'ai du le mener chez le véto à minuit et un samedi à l'heure de la fermeture tout ça pour une langue coincé dans un jouet et l'autre fois pour une rencontre avec un crapaud qui lui avait donné une face de Casimodo.
Un voleur de chaussettes (j'en ai gardé des vidéos il me semble), un chien se prenant pour un chien-chat-cheval, ça doit être de ma faute à 3 mois je l'ai embarqué sur une course de chevaux en Normandie.
Il a su nous rendre dingue aussi, en faisant pipi sur le canapé et le lit lorsque j'avais repris le travail.
Faisait parler les gens dans la rue, comme les fois où une dame me disait que je me trompais qu'il ne s'agissait pas d'un boston terrier mais d'un carlin, quand on me demandait c'était quelle marque ou encore un dernier gros souvenir de Chamonix où 2 vieilles parlaient de lui se demandant s'il s'agissait d'un mâle ou d'une femelle et la deuxième dame disait à la première que monté comme il était ça sautait aux yeux qu'il s'agissait d'un mâle.

Je tiens à remercier tout le monde pour les messages que j'ai reçu en MP sur Facebook ou par SMS, ces petits messages chaleureux qui font du bien lorsque l'on a de la peine. J'ai remarqué que Darwin n'était pas qu'un simple chien à vos yeux et cela m'a touché.

"Les chiens ne sont pas toute notre vie mais ils rendent nos vies complètes."
Roger Caras


8 commentaires:

  1. Très beau texte, de beaux souvenirs quelques larmes mais aussi quelques sourires . Etant la marraine de Darwin je suis très triste par ce qui est arrivé. Mais là ou il est, il ne souffre plus !! La perte d'un animal est effectivement une très grosse souffrance qui reste en nous ... le temps fera du bien, mais d'y repenser même des années après la tristesse reste palpable ... c'est comme ça ! Les animaux font parti de la famille et donc du cœur ! Repose en paix Mon Darwin ! Et bon courage ma copine de <3 Lili

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  2. Je n'ai jamais osé t'en parler avant, mais le chien de mes parents, à l'âge d'un an a commencé à faire des crises d'épilepsies. Pendant 1 an il en a fait avant que le vétérinaire ne lui détecte une tumeur au cerveau, il n'avait qu'un an et demi quand il est parti .. Alors quand tu m'as dis qu'il en faisait beaucoup, j'y ai fortement pensé, mais je ne suis pas du genre à vouloir être pessimiste :(

    Mais saches qu'un animal n'est pas juste un animal, c'est une présence, c'est un être qui nous suit et avec lequel nous avons nos habitudes, j'ai perdu quelques animaux, et même jusqu'au petit Hamster ou Lapin j'étais chaque fois en pleurs.
    Il restera toujours, toujours dans vos coeurs à tous <3

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  3. Bon courage pour la suite... Il va manquer à beaucoup de monde ce toutou

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  4. Encore toutes mes condoléances ma belle, je sais ce que c'est de perdre son chien, tant adoré, d'autant plus quand c'est un peu ta mascotte. Je t'envoi pleins de soutiens. BISOUS et courage.

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  5. Bon courage, ce n'est vraiment pas facile de perdre notre animal, surtout quand il a une place tellement importante dans notre vie ! J'ai perdu une petite cochon d'inde il y a 2 semaines, et même si c'est un animal qui prend bien moins de place dans la vie qu'un chien, j'étais tout de même très triste. On savait qu'elle était malade et qu'elle ne vivrait pas très longtemps, on a quand même réussi à la garder 8 mois, et on est très contents d'avoir pu lui donner une belle vie, même si elle était courte. On s'y attendait un peu et chaque fois qu'on rentrait on vérifiait qu'elle était encore en vie, mais le jour où c'est arrivé, c'était vraiment triste. C'était la plus affectueuse de tous les cochons d'inde qu'on a eu, et elle a vraiment aidé notre autre cochon d'inde à survivre quand elle avait fait une fausse couche. Elle était vraiment mal en point, mais elle se tenait toujours contre elle pour la réchauffer, elle lui apportait à manger car elle ne pouvait plus se déplacer ... C'est un peu notre petite cochon d'inde héro !
    désolée d'avoir finalement tellement parlé de moi dans ce commentaire, ce n'était pas prévu. Je t'envoie plein de courage !
    Bisous

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  6. Trop chou !!!!

    ET je comprends ce que c'est, de perdre un animal auquel on s'est attaché :'( J'ai perdu en août 2014 un chat, il avait un cancer des voies digestives, et j'avais mis sa fatigue sur le compte de la chaleur (c'était un été vraiment caniculaire, je ne sais pas si tu t'en souviens) :/

    Bref, j'espère que tu es moins triste, et que Léon t'apporte du réconfort !

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  7. J'avoue ne pas avoir la force de lire tes mots, j'ai un animal moi aussi et ça me fait de la peine de simplement lire ton titre...
    Je t'envoie plein de douces pensées et du courage <3

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  8. Merci les filles pour vos doux messages <3

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LinkWinthin

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